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Saint-Moré
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Vue de Nailly-Saint-Moré
- Ph. JM Simoes |

Sites témoins
de l'époque gallo-romaine
D'après l'Assocation Cora. |
A l'époque du Bas-Empire, Cora est
tout à la fois un point de repère
géographique à lendroit
où la voie dAgrippa rencontre
et traverse la Cure, une importante station
militaire, et un village avec poste de ravitaillement.
Mais ce nom sert sans doute aussi à
désigner toute la région où
sinscrit la double boucle de la Cure
entre Saint-Moré et Arcy-sur-Cure.
Aujourdhui Saint-Moré, le village gallo-romain de Cora, qui occupait
les deux bords de la rivière, fut
probablement fondé peu après
létablissement de la voie
romaine.
Le nom de Cora, dorigine celtique
ou peut-être protohistorique, est
cité pour la première fois
à en 350.
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Plan Association Cora
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Sur le côté
est de cette voie a été découverte
en 1897 une importante villa d'environ 3400 mètres
carrés.
Lampleur et le dispositif de cette villa
donne à penser quelle se doublait
dun magasin dapprovisionnement de
larmée.
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Une statuette en pierre tendre de 75 cm
de hauteur y fut trouvée. Elle représente
une femme assise sur un siège dont
le socle est creusé de petites niches
destinées à recevoir les offrandes.
De la main gauche, elle tient une corne
dabondance dressée contre son
épaule. Le vêtement, une double
tunique plissée, est correctement
rendu. Il sagit dune statue
de Cérès, déesse des
moissons et de labondance.
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Musée
d'Avallon - Ph. JM Simoes
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| La colline connue aujourdhui sous
le nom de colline de Cora, située à vol
doiseau à moins dun kilomètre
de Saint-Moré est devenue, du fait de lérosion,
une impressionnante forteresse naturelle. Un de ses flancs
tombe presquà pic sur la rive gauche de la
Cure.
Sa face sud, garnie dabrupts imposants, sérige
en véritable éperon. Un glacis escarpé
occupe sa face nord-est.
 Le
sommet de cette butte qui domine de 112 m le cours de
la rivière est occupé par un plateau assez
incliné dune superficie de 25 hectares.

D'après V. Petit,
Description des villes et campagnes ...
Le sommet de la colline
est barré par un formidable retranchement constitué
de pierres amoncelées, de 190 mètres de
longueur, 45 mètres de largeur et de deux à
sept mètres de hauteur. Si imposant quil
suggère plus un bombement naturel du sol quune
construction humaine.
Ruines du Camp de
Cora - Ph. JM Simoes 
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Une muraille de
trois mètres de hauteur, bâtie à
la chaux et flanquée de six demi-tours pleines,
court au sommet de ce retranchement. Elle est le
témoin de la lutte finale que lEmpire
Romain engageait avec les barbares. |
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| Peu de trouvailles
sont à rapporter à lépoque
où une garnison romaine séjournait
dans le camp antique. Il faut pourtant signaler
la découverte dune petite pièce
de terre cuite représentant un visage coiffé
dun bonnet phrygien. A nen pas douteur,
il faut y voir une figuration du dieu perse Mithra. |
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Les cités que les Gaulois
habitaient avant même la conquête nétaient
pas dépourvues de moyens de communication. Les
déplacements rapides des légions de César
et de leur matériel de siège en sont la
preuve.

A: couche oolithique
B: galets C: Dalles D: Calceum
corallien E: Marne blanche, pierres et galets
F: Sol
La voie d'Agrippa à St-Moré, d'après
Bertheau, 1963. |
Malgré cela, Agrippa,
gendre et ami de lEmpereur Auguste, à
peine la conquête achevée, se fit le
promoteur de la construction de voies de conception
nouvelle.
Lune de ces voies, peut-être la plus
importante, était destinée à
relier Lyon à Boulogne-sur-Mer.
Le tronçon qui traverse la région
de Cora na été réalisé
quaux environs de 50 après J.C.
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| Le tracé de cette voie
donne à penser quelle se substitue
parfois à des routes gauloises sinueuses
mais quà dautres endroits, parfaitement
droite malgré les accidents du terrain, elle
est de conception entièrement romaine. |
Voie Agrippa - Ph.
JM Simoes
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Cest dans la traversée
du plateau où se rattache la colline de Cora
que la voie va prendre son aspect le plus imposant
et le plus étrange : fuyant à travers
les bois elle devient une chaussée gigantesque
surélevée parfois de trois mètres
alors que sur ce plateau sec et rocheux rien nimposait
un tel ouvrage bordé de fossés encore
très nets ! |
| Voie
Agrippa - Ph. JM Simoes |
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Située à mi-hauteur
de la côte dominant l'anse occidentale du
méandre de la Cure, une source, plus connue
comme la Fontaine de Saint-Moré, a fait,
jusqu'au XIXe siècle, l'objet d'un culte
dont l'origine est antérieure au christianisme.
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| Cette source a été
aménagée à l'époque
gallo-romaine pour alimenter un aqueduc dont on
peut suivre vers l'amont de la rivière la
maçonnerie presque intacte par endroits,
sur une centaine de mètres environ. Plus
loin la trace de l'édifice se perd, mais
on peut supposer quil partait vers une villa
non encore fouillée sur la rive gauche de
la Cure. |
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D'après,
Cora, le site d'Arcy-sur-Cure Saint-Moré,
Association Cora ;
Le camp de Cora-Villaucere, la voie romaine
d'Agrippa ..., Association Cora. |
| Vallée
de la Cure - Ph. JM Simoes |
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