Version 2006-1

 


L'AVALLONNAIS.

L’Avallonnais se situe géographiquement entre la pénéplaine cristalline du Morvan au sud, la Terre Plaine, à l’est et des plateaux, au nord, qui convergent vers le Bassin Parisien.


Il offre ainsi une variété de terrains et de paysages qui en font tout le pittoresque.

Avallon, approximativement au centre de ce cadre, a connu depuis très longtemps un rôle de lieu d’échanges renforcé par les routes sillonnant l’Avallonnais et le réseau de voies locales.


Les 4 départements de la Bourgogne


Les voies romaines dans l'Avallonnais.
D'ap. L. Olivier, Le Haut-Morvan romain

Avallon est devenue ainsi un site de commerce d’étape et de villégiature.

D’un point de vue archéologique et historique, l’Avallonnais, habité depuis la Préhistoire, est un des rares territoires où l’histoire suit pas à pas les traces de l’homme à toutes les époques.

A l’époque qui précéda la conquête de la Gaule, tout le pays situé autour et à une grande distance de Bibracte formait la puissante nation éduenne ; l’Avallonnais en faisait partie.

Après la conquête, Autun devint la capitale des Eduens, et Avallon certainement une ville importante de sa province.

Peu de régions dans le centre de la France ont été aussi pénétrées de la colonisation de Rome.
Dans les premiers temps de la domination romaine, la Gaule et notre pays en particulier purent jouir d’une assez grande prospérité.

Esquisse du peuplement gallo-romain en Avallonnais ( d'ap. L. Olivier, op. cit.)
Dans l'Avallonnais, pays de bocage, l'habitat dispersé correspond à de petites exploitations agricoles.

Les vestiges de temples et de belles villas gallo-romaines qu’on a trouvés aux environs d’Avallon, presque tous nos villages qui portent des noms d’origine celtique ou latine prouvent que notre pays était alors très peuplé.
A flanc de coteau, Annay-la-Côte,
dont le nom latin était Colonia Adunaca.
Photo JM Simoes
 
Les forêts du Morvan était traversées de voies qui menaient aux localités les plus riches en fontaines ou cours d’eaux vives que les Romains recherchaient avec ardeur et aux abords desquelles ils construisaient de somptueuses demeures.


Le Morvan avallonnais présentait sous ce rapport une valeur réelle. Les rivières, les ruisseaux, les fontaines arrosent un territoire couvert d’immenses forêts où les habitants d’Autun trouvaient la fraîcheur et le repos qu’ils ne trouvaient pas dans leur cité.

Les hautes collines boisées de l’Avallonnais, les sources admirables de limpidité qui fertilisent de charmants vallons, la possibilité de trouver dans la ville gauloise d’Aballo les ressources utiles à la vie journalière comme centre commun d’échanges et d’achats ; le peu d’éloignement de la ville d’Autun, la facilité de s’y rendre, enfin le désir (...) de posséder une maison de campagne (...) dans un pays charmant par sa solitude, ses ombrages et sa réelle salubrité, tout contribua à réunir près d’Avallon de nombreuses et riches familles romaines venues d’Autun. (A. Parat)


Vallée du Cousin (Avallon). Ph. JM Simoes
Dans l’Avallonnais, par leur nombre, les villas, de villégiature ou agricoles, sont les plus importants vestiges de l’époque gallo-romaine. On en a dénombré plus de 300.

Les voies de circulation s’imposent par la présence de tronçons encore visibles ici et là. L’Avallonnais compte plusieurs voies dont la plus importante est la voie d’Agrippa, destinée à relier Lyon à Boulogne-sur-Mer.

Restent enfin, peu nombreux, les vestiges de constructions notables comme le temple de Montmarte à Vault-de-Lugny ou le camp de Cora à Saint-Moré.


Vallée du Cousin et la forêt du Morvan. Ph. JM Simoes

D'après P. Tartat, Historique de l'Avallonnais ;
abbé A. Parat, La colonisation dans l'Avallonnais.