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Avallon
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Avallon - Droits réservés
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| La ville dAvallon offre lun
des plus remarquables exemples dune position dominant
de hautes pentes rocheuses escarpées.
A un moment de l'époque gauloise, elle fut fondée
à lextrémité dun vaste
plateau et sur le bord même dun escarpement
presque'à pic, haut de 80 mètres, formant
le versant droit de la vallée profonde et tortueuse
du Cousin.
De cet établissement, les plus anciens documents
historiques sont des monnaies.
Sur lune delles, en cuivre, trouvée
en 1709, on déchiffre, à lexergue,
"un boeuf marchant à gauche""
avec la légende ABALLO tandis que, au droit,
se trouve représentée "une tête
diadémée avec de longs cheveux".
On date cette pièce gauloise du deuxième
siècle av. J. C.
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Ce même nom est encore inscrit sur la "Table
de Peutinger", carte des voies romaines dressée
à la fin du IIIe siècle ou au début
du IVe, et dans l"Itinéraire dAntonin",
sorte dindicateur des voies terrestres et maritimes
datant du IVe siècle.
On fait généralement dériver ABALLO
dun mot celtique qui signifie "la pomme".
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Au temps des Gaulois,
Avallon, comme beaucoup de localités, nétait
sans doute, à lorée de la forêt
morvandelle, quun refuge fortifié temporaire
et non pas à proprement parler une ville. C'est
avec les Romains, que le site a dû devenir le siège
dune population sédentaire, un poste militaire
avec une garnison de vétérans, nantis dune
terre, qui veillaient à la sécurité
de lEmpire le long de la voie romaine dAutun
à Boulogne-sur-Mer.
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Rue Bocquillot, emplacement
d'Aballo - Ph. JM Simoes
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| On peut accorder une certaine
importance à Avallon dès lépoque
celtique. On a parlé de la possible existence dun
atelier de monnaie à cette époque. On a
parlé également dune collège
de druides, lequel aurait été à lorigine
des écoles qui, sous les Romains et encore après,
ont eu une grande renommée, notamment au VIe siècle.
On dit que saint Germain, évêque de Paris,
né à Autun, est venu y faire ses études.
De létablissement celtique ou de la cité
gallo-romaine, il ne reste pratiquement rien.
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In V. Petit, Description
des villes et campagnes ...
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On a cru apercevoir voici
deux ou trois siècles des traces du prétoire
antique, comme celles du théâtre. On a signalé
lexistence de deux sièges de pierre provenant
de ce théâtre ou de l'hypothétique
école des druides. |
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Cependant,
quatre colonnes en marbre cipolin ont survécu,
réutilisées lors de la reconstruction de
léglise Saint-Martin-du-Bourg, au XIe siècle,
comme point dappui des voûtes du sanctuaire.
On ne sait pas si elles proviennent dun temple bâti
sur lemplacement de léglise, dune
autre construction dans la cité ou même dailleurs. |
| In
V. Petit, Description des villes et campagnes ... |
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Voici quelques
années, on a découvert ce qui doit être
une partie dun habitat semi-enterré. A cette
occasion ont été mis à jour :
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des fragments damphores
du Ier siècle avant notre ère et originaires
de Campanie ; |
| In L'Yonne et son passé |
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In L'Yonne et son passé
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des tessons de céramique
fine à pâte noire qui appartiennent à
des catégories bien représentées
à Bibracte ; |
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une monnaie en très
mauvais état portant, au revers, un nom gaulois
en grec à côté dun cheval, et,
au droit, une tête casquée vers la gauche.
Ce type de monnaie a été émise par
les Lingons à partir de 80 av. J. C. |
| Exemplaire mieux conservé
- In L'Yonne et son passé |
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Du XIXe siècle date la découverte dune
statue mutilée en calcaire tendre.
Il sagit dune divinité féminine
nue, ailée, assise sur le sol, les jambes croisées
dans une attitude "bouddhique", la partie
supérieure du corps penchée en avant.
Cette divinité, dont la tête et les bras
manquent, a deux seins de femme et huit petites mamelles.
Elle présente quelque analogie avec la laie du
sanglier.
On date cette statue dune époque de transition
, aux premiers temps de la Conquête, pendant laquelle,
alors quauparavant il nexistait pas en Gaule
de représentation lapidaire des divinités,
les Gaulois se firent des statues par imitation des
Romains.
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Ph. JM Simoes
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| Cette période disparut
avec linfluence des druides, combattus par lautorité
de Rome. Bientôt, toute la Gaule sera pénétrée
par le cortège sans mélange des dieux romains
et rien ne rappellera lancienne mythologie des forêts
druidiques. |
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| Le musée présente une
tête cataloguée comme tête dempereur
romain, datant du Ier siècle de notre ère.
Un sourire sébauche dans une figure daspect
massif. |

Ph. JM Simoes  |

Ph. JM Simoes
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Deux stèles ont été trouvées
à Avallon.
Elles représentent, ici comme ailleurs, le défunt
dans lexercice de ses fonctions ou des scènes
de la vie journalière.
Sur la première on voit un enfant debout, vêtu
dune pénule fendue aux poignets, tenant
à la main un gobelet à pied et de lautre
un broc. Cest un type de stèle particulière
à lEduie et très répandu
dans la région dAutun. Grossièrement
sculpté, ce type tenait lieu de monument funéraire
aux pauvres gens.
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Ph. JM Simoes 
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Sur la deuxième stèle, dans une niche,
un personnage nu, imberbe, debout, de face, ailé,
à chevelure longue et bouclée tient de
la main droite une sorte de pelle rectangulaire, le
manche en haut, sappuyant de lautre main
sur un cuvier posé sur un gradin ; un manteau
flottant, agrafé du côté gauche,
lui découvre les épaules.
Est-ce une divinité indéterminée
ou plus simplement un boulanger comme semble lindiquer
la pelle ?
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Voie
romaine reliant Avallon
à la vallée du Cousin
Ph. JM Simoes |
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D'après
V. Petit, Description des villes et campagnes du département
de l'Yonne ;
L'Yonne et son passé, 30 ans d'archéologie
;
P. Tartat, Histoire de l'Avallonnais |
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